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« Le droit de vivre », une chanson pour dénoncer l’extrémisme religieux

  • « Le droit de vivre », une chanson pour dénoncer [...]
Publié le : 03/07/2015
Source : Burkina24

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Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Artwatch, un programme de Artérial Network consacré à la liberté d'expression, des artistes venus de plusieurs pays d'Afrique ont participé en marge du FESPACO 2015 à une formation des artistes engagées sur les droits humains et artistiques. Ces artistes,   appelés ambassadeurs de la liberté d'expression, ont  à cet effet uni leur voix pour interpeller les populations sur la montée de l'extrémisme à travers une chanson. Cette chanson a été présentée à la presse, le mercredi 1er  juillet 2015 à l'institut français par les artistes venus pour le festival Ciné droit libre qui se tient du 28 juin au 4 juillet 2015 à Ouagadougou.

La chanson « le droit de vivre », composée par Didier Awadi et chantée par une douzaine d'artistes, « ambassadeurs de la liberté d'expression »,  dénonce la montée de l'extrémisme religieux en Afrique.
Awa sissao, Smockey, Alif Naba du Burkina, Master Soumy du Mali, Soum Bill, Zongo le maréchal, Josey Priscille de la Côte d'Ivoire, Ade Bantu du Nigeria, Pheno BI du Niger, Monza de la Mauritanie, Didier Awadi du Sénégal, sont les porteurs du projet.
« Il y a beaucoup d'extrémisme dans nos pays. Il est normal que nous-mêmes  prenions position par rapport à cette question d'extrémisme. Comment le faire en tant qu'artistes ? On s'est mis ensemble  pour faire une chanson … en espérant que les élites politiques vont s'unir sur cette question. Si c'est pour aller pleurer pour Charlie, il y en a beaucoup mais quand il faut pleurer pour nos morts à côté,  nos présidents n'ont plus de larmes », se justifie Didier Awadi.
La solution par les Africains. Pour lui, c'est aux Africains de trouver la solution à leurs propres problèmes.
Si certains vivent déjà l'extrémisme dans leur pays, d'autres, qui, ne connaissent pas le phénomène ou du moins qui n'a pas encore pris de l'ampleur, ont accepté joindre leur  voix pour dénoncer, sensibiliser la population face à la montée de ces actes.
« Au Mali,  on vit déjà l'extrémisme religieux au Nord du mali, Gao Tombouctou Kidal, des gens qui ont été privés  de toute liberté….Les artistes doivent se lever pour dire non à cet obscurantisme. C'est la raison pour laquelle j'ai adhéré  à l'idée. C'est un combat noble », dit Master Soumy, artiste du Mali.
Pour Monza, son pays la Mauritanie, à forte communauté musulmane au Nord est l'un des plus exposés, raison de plus pour s'engager et dire non à toutes formes d'exaction.
« En tant que mère, je vois des enfants qui meurent.  Je me suis sentie  interpellée par ce projet. C'est pourquoi,  je me suis engagée», soutient Sissao, artiste burkinabè.
Bannir la peur. Quant à Alif Naba, c'est important de s'engager pour sensibiliser ses frères musulmans que ce qui est fondamental dans une religion est l'amour. Qu'ils sachent que ce n'est pas la voie qu'il faut prendre.
Cependant, ils reconnaissent avoir de la peur mais « il faut en  parler » car, comme le dit le refrain de la chanson, en tant qu'artistes,  ils sont la voix du peuple.
« Oui, Boko Haram tout le monde a peur d'en parler, si tu parles d'eux ils vont venir sauter ta maison. Mais quand on laisse la peur rentrer dans notre cœur, dans notre maison, à un moment c'est la peur qui va guider toute notre vie », dit Didier Awadi.

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