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Idrissa Ouedraogo : "Le cinéma low-cost ne veut rien dire"

Propos recueillis par Abdel Pitroipa (Contributeur, Le Monde Afrique, Ouagadougou) En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/03/10/idrissa-ouedraogo-le-cinema-low-cost-ne-veut-rien-dire_4590615_3212.html#68WSYvUYeWu4MKqK.99
  • Idrissa Ouedraogo : Le cinéma low-cost ne veut rien dire
© Crédits : BERTRAND GUAY / AFP (Le cinéaste burkinabé Idrissa Ouedraogo)

Indigné par le manque de formation de ses cadets dans le métier, le réalisateur burkinabé, Idrissa Ouedraogo, primé à au Festival de Cannes et lauréat du Fespaco en 1991, ne jure que par une chose : la technique.

Vu la rareté des films burkinabés dans les festivals internationaux, peut-on parler de crépuscule du cinéma d'auteur ?

Le problème du cinéma au Burkina vient d'un triple manque : financements, marché propre et formation professionnelle. Le cinéma est un art, il ne consiste pas seulement à raconter une histoire, il est aussi une technique. Pour être compétitif avec le flot d'images qui envahit le monde, il faut l'être d'abord en termes techniques et aussi en terme de récit. Tous ces facteurs combinés font que le cinéma burkinabé, de la sous-région et du continent est en pleine crise. Ce métier artistique a pour base des études de cinéma comme Abderrahmane Sissako, Souleymane Cissé, Sembène Ousmane et moi-même en avons fait. La formation, la maîtrise de l'outil cinématographique sont très importants. C'est ce qui permet au regard et aux oreilles d'accepter un film. On ne peut pas faire l'économie de la formation professionnelle.

Quand vous parlez d'absence de formation technique, vous pensez à cette génération de réalisateurs burkinabés qui produit un cinéma low-cost ?

Pour moi, cela ne veut rien dire, le low-cost. Chaque chose à son prix. Où que l'on soit, il y a des montants et des outils incompressibles qu'il faut acquérir ou louer. Si on me parle de productions locales pour un marché local, je n'ai rien contre. Mais mon ambition, ce n'est pas de faire des films juste pour le territoire burkinabé. Quand on fait des choses, on le fait pour le monde, c'est cela qui fera la fierté de l'Afrique, un continent colonisé dont on a longtemps nié l'existence culturelle et où la jeunesse n'a plus de repères.

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