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Journée internationale de la Francophonie : Yennenga séduit à l’UNESCO

  • Journée internationale de la Francophonie : Yennenga [...]
Genre : Divers
Rubrique : Théâtre
Publié le : 27/03/2015

A l'occasion de la Journée internationale de la francophonie célébrée chaque 20 mars, et de la journée mondiale du Conte, le siège de l'UNESCO à Paris a abrité le lundi 23 mars 2015 une soirée du conte francophone intitulée « Paroles partagées »
Au cours de cette soirée, ce sont des contes qui ont été présentés en 9 tableaux, correspondant à des cultures francophones différentes. Ce sont des conteurs provenant du Viet Nam, du Canada Québec, de la Grèce, de la Lituanie, de la Tunisie, de l'Arménie, de l'Uruguay, du Burkina Faso et de la République dominicaine qui se sont succédé sur la scène, devant un public averti du monde diplomatique et de la culture.
A l'entame, c'est d'abord un hommage appuyé qui a été rendu à l'artiste mélodiste Guy Béart, qui a campé l'esprit de la francophonie, avant de gratifier le public de deux prestations, d'abord accompagné de sa guitare, puis a capela.
De l'Asie à l'Amérique, en passant par l'Europe et l'Afrique, le public a été ensuite immergé dans l'univers rêveur du conte, et bercé par un imaginaire empreint de sagesse, mais aussi de leçons de choses.
Représentant le continent africain, le Burkina Faso a été retenu à travers l'artiste comédienne Roukiata Ouédraogo, qui a conté au public, l'épopée de la Princesse Yennenga, riche et puissante héritière du Roi du Dagomba. Très vaillante, car éduquée à la dure, Yennenga, amazone intrépide aux hauts faits de guerre, reste une femme. Une femme, dont la maternité est l'essence et la finalité naturelle, peut-on retenir comme enseignement du conte.
C'est cette maternité qui conduira Yennenga et son cheval vers le chasseur isolé Rialé, et c'est cette même maternité qui sera à l'origine de la fabuleuse histoire des mossé et du royaume de Tenkodogo, et consacrera la symbolique de l'Etalon : l'union (un appel biologique) entre Yennenga et Rialé donnera naissance à Ouédraogo.
La métaphore du gombo, qui doit être cueilli à temps pour ne pas vieillir et devenir impropre à la consommation, a été donnée en partage au public par la comédienne, qui a utilisé à la fois le français et le moré en chanson, pour tenir le public en haleine. Lance au poing, vêtue d'une tenue de guerre, Roukiata Ouédraogo a reçu un tonnerre d'applaudissement du public, à la fin de sa prestation. 
Dans la salle, la dizaine de compatriotes conduits par l'ambassadeur Eric Tiaré, délégué permanent du Burkina Faso auprès de l'UNESCO, n'a pas boudé son plaisir, et sa fierté non plus.
Romain Auguste BAMBARA, AmbabfParis
 

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