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Michel Ouédraogo, Délégué général du FESPACO : "Il faut donner à ce festival une dimension mondiale"

Entretien réalisé par Zanga Souleymane DAO /// L'Express du Faso
  • Michel Ouédraogo, Délégué général du FESPACO : Il [...]
Publié le : 14/05/2013
Source : Lefaso.net (avec L'Express du Faso)
http://www.lefaso.net/spip.php?article54167

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La 23ème édition de la fête du 7è art africain, le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) s'est déroulée du 23 février au 02 mars 2013 dans la capitale burkinabé. Après deux mois de cette biennale, nous avons rencontré son Délégué général, Michel Ouédraogo, venu à Koudougou dans le cadre du 1er CASEM de l'année 2013 du ministère de la Culture et du Tourisme, tenu le 26 avril dernier dans la cité du Cavalier rouge.

Dans l'interview qu'il nous a accordée, le DG du FESPACO nous fait un briefing de la dernière édition, sa vision du cinéma africain et la place que la jeunesse doit occuper dans l'évolution de la cinématographie africaine. En effet, la 24ème édition est prévue pour se tenir à Ouagadougou du 28 février au 5 mars 2015.

La 23ème édition du Fespaco a officiellement fermé ses portes le 02 mars dernier à Ouagadougou où des milliers de festivaliers venus d'ici et d'ailleurs ont rivalisé durant une semaine. Que peut-on retenir à ce jour du bilan ?

Merci ! Quand on demande le bilan de la 23ème édition du Fespaco, tout de suite nous n'avons pas voulu le faire, parce que nous avons souhaité recevoir les rapports des différents présidents de commissions et aussi faire le feed-back de la presse et les rapports de nos partenaires. Cela nous le faisions à chaque édition du festival afin que l'ensemble des intervenants au niveau du festival puisse donner les impressions qu'ils ressentent après l'organisation. C'est à cet exercice que nous nous consacrons depuis 2009 et 2011.

En effet, le constat que l'on peut faire, est que le Fespaco est en train de renouer avec l'ensemble du monde du cinéma, ce qui d'ailleurs fait partie de nos ambitions. Aujourd'hui, le bilan qui se dégage, c'est l'ouverture de la compétition au numérique, c'est aussi la volonté manifeste de récompenser mieux les films qui seront primés. Cette volonté s'est confirmée au soir de la clôture du Fespaco par la lecture des conclusions qui ont permis d'augmenter les prix à 100 % pour les prochaines éditions.

Des retombées économiques pour le pays ?

Vous savez, pour qu'on puisse parler de recettes de ce qu'a apporté la 23è édition du Fespaco au Burkina Faso, c'est d'abord à vous-même de mener une enquête auprès des opérateurs économiques, des hôteliers, des restaurateurs et de beaucoup d'autres personnes qui sont dans le commerce. Ils vous diront ce que le festival peut apporter. Nous, ce qui nous intéresse véritablement du Fespaco en tant que festival, c'est de faire en sorte qu'à travers cet espace, on puisse répondre à un certain nombre de questions substantielles. A savoir, quelle image il a donné au Burkina Faso ? Est-ce que l'image du Burkina, de l'ensemble des pays africains et du cinéma africain a grandi dans la conscience collective ? Est-ce qu'à travers le Fespaco, l'identité culturelle africaine a été défendue ? Ce sont là entre autres, les aspects qui nous intéressent. Et c'est l'ensemble de ces questions techniques qui fondent la naissance du Fespaco. Sur ce, je pense qu'il apporte beaucoup à la cinématographie africaine et aux Etats africains. Au-delà de cela, nous faisons en sorte que les films qui sont produits sur l'Afrique, hors du continent et par des Africains soient vus. Aujourd'hui, nous mettons l'accent sur l'aspect professionnel sans toutefois occulter l'aspect économique. En faisant le point, je pense que les retombées économiques sont importantes pour notre pays, mais aussi pour l'ensemble des pays de l'Afrique.

Le Fespaco a également rendu un hommage à l'autre moitié du ciel à l'occasion de la 23ème édition. Pourquoi cela ?

Cet hommage que nous avons rendu à la femme est en train de faire tache d'huile. Vous savez, j'ai regardé avec beaucoup d'intérêt la composition du jury de la 66ème édition du festival de Canne (France) qui va avoir lieu du 15 au 26 mai 2013. On constate qu'il y a une parité. Sur un jury de neuf personnes, je crois qu'il y a 4 femmes et 4 hommes et le président est un homme.

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